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AABRAHAM SACRIFIANT -THEATRE DU NORD-OUEST




Mise en scène : Nathalie Hamel
Assistante : Anne dos Santos
Costumes : Nathalie Hamel
Lumières : Nathalie Hamel et Stéphane Baty
Jeanne dAlbret / Sara : Nathalie Hamel
Théodore de Bèze / Abraham : Yves Berthiau
Henri de Bourbon / Isaac : Jean-Christophe Leborgne
Cardinal Charles de Bourbon / Satan : Jean-Jacques Cordival
Louis de Bourbon, Prince de Condé / lAnge, un Berger : Bernard Sender
Serviteur / un Berger : Jean-Dominique Hamel


ABRAHAM SACRIFIANT de THEODORE DE BEZE
Créé en 1550 par les élèves dun collège de Lausanne où lauteur lavait écrit. Réfugié pour cause dabjuration de la foi catholique au profit du Calvinisme, mais théologien et professeur aimé et révéré, Théodore de Bèze y enseignait le grec. Son Abraham Sacrifiant émeut infiniment. Cest lœuvre dun poète à la langue noble, ample ou contenue, au décasyllabe percutant et soyeux. La Compagnie de la Pléiade se lapproprie avec dévotion et bonheur. Abraham, juste parmi les justes, sentend ordonner par Dieu de lui immoler son fils Isaac. Le dramaturge lui fait répondre comme sans réfléchir : « Brûler ! Brûler ! Je le ferai ». Puis le doute fond sur lui , le taraude. Il a toujours été dune fidélité sans faille à un Créateur qui lavait choisi pour engendrer une postérité aussi nombreuse que les étoiles et voilà que ce même Dieu est devenu incompréhensible. Il limplore, tente de cacher son angoisse à sa bien-aimée femme la vigilante Sarah, mais sent quil mourra de la mort de ce fils délicieux et confiant que lEternel lui commande de sacrifier. Cependant Satan guette sa rébellion et sa désobéissance et se réjouit de sa peine.
La metteur en scène a voulu que ses comédiens conservent les costumes seizième siècle quils avaient au prologue quelle a imaginé, soit ceux des princes Bourbon et Navarre requis par Jeanne dAlbret de jouer lAbraham et Isaac que Théodore lui a présenté, elle quil avait convaincue dadopter la religion réformée.
Psaumes, cantiques, poèmes traditionnels juifs sont dits ou chantés et escortés à la flûte.
Ils ponctuent et glorifient une mise en scène sobre que les lieux où le spectacle est présenté : chapelle ou cloître mettent en valeur. Léquipe des comédiens sert remarquablement cette tragédie dépouillée, touchante, édifiante.
Marie Ordinis


LA REALISATION
Le spectacle se présente comme une lecture théâtrale d'« Abraham sacrifiant » à la cour de Jeanne dAlbret (qui incarne le personnage de Sarah) en 1568 . Le choix de la cour de Jeanne dAlbret nest pas un hasard, car parmi toutes les figures marquantes du protestantisme au XVIème siècle, la mère du futur Henri IV est une des plus marquantes : fille de la Marguerite des Marguerite (sœur du roi François 1er), ouverte aux idées de la Réforme, Jeanne dAlbret fut convertie en 1560 à la religion calviniste par Théodore de Bèze. A partir de 1563, elle imposera sa nouvelle religion dans tous ses états, allant même jusqu'à prêcher elle-même. Catherine de Médicis la craignait tant que, dit-on, elle la fit empoisonner quelques jours avant la Saint Barthélémy. Théodore de Bèze est Abraham, le futur Henri IV est Isaac, le prince Louis 1er de Condé, son oncle (frère dAntoine de Bourbon décédé en 1568) est un berger, et le seul catholique de l'assistance, le cardinal de Bourbon autre frère dAntoine de Bourbon et oncle du futur Henri IV- se voit naturellement attribuer le rôle de Satan.
Jeanne dAlbret, Henri de Bourbon (futur Henri IV), Louis 1er de Condé, Cardinal Charles de Bourbon
L'action se situant à la cour de la Reine Jeanne dAlbret et s'agissant dune lecture théâtrale, les costumes sont de style renaissance y compris pour l'action biblique. Ce choix s'explique par le fait que j'ai voulu situer l'action à l'époque des guerres de religions et ce, en raison de la forte influence protestante qui a marqué louvrage. Pour moi, il était en effet impossible de dissocier « Abraham sacrifiant » du climat religieux et politique de 1568, climat si dégradé entre catholiques et protestants qu'il conduira le 24 août 1572 aux massacres de la Saint Barthélémy où tant de protestants trouvèrent la mort.
Par ailleurs la musique des passages , chantés à l'origine a été perdue et ces cantiques correspondent souvent aux récits difficiles à comprendre. Il fallait cependant respecter l'alternance des scènes dramatiques et des passages chantés, plus poétiques au niveau du texte. Les cantiques seront donc soit remplacés par des psaumes réformés dans leur version musicale de l'époque, soit conservés avec une musique imitée de celles des autres cantiques.


PAR LA FENÊTRE (Feydeau) - THEATRE DU NORD-OUEST


Mise en scène Nicole Müller assistée dAnne dos Santos
Décor : Jean Aimé
Costumes : Nathalie Hamel
Réalisation musicale : Nathalie Hamel
Avec
Nathalie Hamel (Emma) et Jean-Pierre Müller (Hector)
Yves Meierhans (Piano)
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