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ABRAHAM SACRIFIANT - CHATEAU DE PAU


ABRAHAM SACRIFIANT - SORBONNE


Avec
Abraham : Jean-Pierre Müller
Sara : Nathalie Hamel
Isaac : Jérémy Gudefin
Satan : Eliézer Mellul
lAnge, un Berger : Bertrand Constant
un Berger : Alexandre Barbe
Flûte : Philippe David


Mise en scène Nathalie Hamel
Avec;
Abraham : Jean-Pierre Müller
Sara : Nathalie Hamel
Isaac : Jérémy Gudefin
Satan : Alexandre Barbe
lAnge, un Berger : Bertrand Constant
un Berger : Bernard Maltere
Flûte : Philippe David


ABRAHAM SACRIFIANT - CLOITRE DES BILLETTES


Mise en scène et costumes : Nathalie Hamel
Théodore de Bèze / Abraham : Jean-Pierre Müller
Jeanne dAlbret / Sara : Nathalie Hamel
Henri de Navarre / Isaac : Jérémy Gudefin
Cardinal Charles de Bourbon /Satan : Alexandre Barbe ou Sacha Petronijevic
Louis de Bourbon-Condé / lAnge, un Berger : Pierre Gribling
Secrétaire de Théodore de Bèze / un Berger : Bernard Maltère
Flûte : Marc Perbost


LE TRIOMPHE DE PLUTUS (Marivaux) - THEATRE DU NORD-OUEST


Metteur en scène : Nathalie Hamel
Assistant(e) : Jean-Pierre Müller et Anne dos Santos
Scénographie : Jean-Pierre Müller
Costumes : Nathalie Hamel
Lumières : Gabriel Willem
Réalisation musicale : Nathalie Hamel
Richard /Plutus : Alexandre Barbe
Ergaste/Apollon : Pierre Gribling
Aminte : Cécile Ragot
Armidas : Jean-Gérard Héranger
Spinette : Valérie Leroy / Céline Michoulier
Arlequin : Arnaud Dehond
La musicienne : Nathalie Hamel
La flûtiste : Hélène Renaud


LE TRIOMPHE DE PLUTUS
Durant le règne de Louis XV, Paris, en dehors des spectacles de foire et des théâtres lyriques (Opéra, Opéra-comique), ne disposait que de deux théâtres, la Comédie Française et la Comédie Italienne. Marivaux répartit donc sa production entre les deux troupes dont les spectacles différaient en définitive sur peu de points.
Le Théâtre Français, sous le règne de Louis XIV, sétait vu interdire lusage de la danse et de la musique. Les comédies musicales de Molière et Lully, soit nétaient plus jouées, soit étaient présentées dans les versions mutilées de leurs musiques et de leurs danses que lignorance des metteurs en scène de théâtre perpétue de nos jours. Les nouvelles pièces ne comportaient bien entendu pas de divertissement.
Le Théâtre Italien, chassé sous linfluence de Mme de Maintenon après avoir voulu donner « La fausse prude », avait été rappelé par le régent. Bien entendu on navait pas attendu cette éclipse pour ne plus donner douvrage en langue italienne, mais restait un style théâtral dérivé de la commedia dell arte, des conventions au niveau des personnages que Marivaux, et dautres allaient étendre aux pièces écrites pour le Français -, et dimportants divertissements musicaux Lully nétant plus là pour les interdire - . Cette importance de la musique et de la danse allait, en 1762, causer la fusion du Théâtre Italien et de lOpéra-comique, entraînant la disparition du répertoire du premier, au profit du second.
Il est donc arrivé à ce répertoire du Théâtre Italien, y compris aux ouvrages que Marivaux écrivit pour cette troupe, les mêmes déboires quaux comédies musicales de Molière et Lully, la présentation dans des versions mutilées de la musique et de la danse.
Cela na, heureusement pas été le cas du « Triomphe de Plutus », car donnée au Théâtre Italien le 22 avril 1728, cette pièce a connu moins dune trentaine de représentations au cours des trois années qui suivirent, puis disparut totalement de laffiche jusquà sa reprise au Théâtre du Nord-Ouest le 8 Septembre 2005 !
Les chroniques de lépoque laissent entendre que seuls les divertissements sur des musiques de Mouret et des textes dun certain Panard connurent un véritable succès. On peut penser que limpossibilité totale de couper ces divertissements, totalement intégrés dans laction, annoncés et commentés par les personnages, explique quaucun metteur en scène du XXème siècle nait eu envie de remonter cet ouvrage.
Finalement « Le triomphe de Plutus » doit sa survie à la notoriété de son auteur et à la vogue des éditions intégrales du théâtre de Marivaux. Tous les commentateurs ont effectivement noté que si ce nétait pas la meilleure comédie de son auteur, la présentation de personnages complètement soumis au pouvoir de largent allait bien au delà de ce quon attendait dun spectacle de pur divertissement, prétexte à musique et à danse.


LE TRIOMPHE DE PLUTUS de MARIVAUX
Coproduction : Compagnie de la Pléiade.
Musique : Lully, Haendel, Delalande, Vivaldi, Mozart.
Mise en scène, costumes et réalisation musicale : Nathalie Hamel.
Avec, Alexandre Barbe (Plutus) Arnaud Dehond (Arlequin) Pierre Gribling (Apollon) Nathalie Hamel (la musicienne) Jean-Gérard Héranger (Armidas) Valérie Leroy (Spinette) Cécile Ragot (Aminte) Hélène Renaud (flûte).
Ici ce n'est plus Jupiter qui décide de changer d'apparence pour séduire une belle mais le dieu de la lumière et des Arts, Apollon qui va se glisser dans la peau d' Ergaste tandis que Plutus, dieu des trésors empruntera les traits de Richard, afin que ces deux rivaux puissent séduire Aminte sur laquelle ils ont l'un et l'autre, jeté leur dévolu.
Cette comédie en un acte se déroule dans la maison d' Armidas qui est l'oncle de la jeune dame en question.
Ergaste s'est déjà déclaré en faveur de la belle et lorsque Spinette, suivante de celle ci, verra venir Plutus-Richard, elle ne manquera pas de le trouver " un peu épais " mais il saura développer les arguments en espèces sonnantes et trébuchantes et gagner rapidement sa complicité. Car, hélas, Ergaste est un peu ladre et Arlequin son valet ne tardera pas lui aussi à passer à l'ennemi.
La pièce jouée pour la première fois au Théâtre Italien vers lequel Marivaux revenait après trois ans d'absence fut crée sans l'habituelle Silvia. Peut-être est-ce la raison pour laquelle le personnage féminin n'a pas ici l'importance habituelle ? Finalement, Aminte n'est que l'enjeu d'une gageure et nos dieux pourront regagner l'Olympe sans rancune mais convaincus du fait qu'ici bas, le vice (entendez l'appât du gain) l'emportera toujours sur le mérite. Tout comme Beaumarchais, Marivaux avait l'art de passer certains messages mais de façon moins directe, plus subtilement enveloppée. N'oublions pas que Pierre Carlet de Chamblain fut ruiné par la banqueroute de Law ...
La compagnie de la Pléiade nous offre ici un beau travail de recherches tant sur le plan musical que par le soin avec lequel ce spectacle fut préparé. L'entrée du blond Phébus commence par une facétie que je me garderai bien de vous révéler car les anachronismes sont acceptables en pareil cas.
A l'écoute des deux premières scènes, la diction de notre Plutus parut à mon oreille imperceptiblement zézayante mais il me fit rapidement oublier ce détail grâce à son indéniable fantaisie.
Dans l'ensemble les voix portent bien et si le ton fait peut-être, plus penser à Molière qu'à Marivaux, quelque similitude avec Amphitryon pourrait le justifier
De par sa prestance et son jeu précis, le comédien qui s'est vu confier le rôle d' Arlequin m'a semblé présenter toutes les qualités requises pour échanger dans un proche avenir, son état de valet pour celui de seigneur en une autre distribution ...
Pour l'heure, réjouissons nous que ce festival Marivaux nous permettre de voir des pièces auxquelles les metteurs en scène ne s'intéressent que rarement. En voici une qui trop souvent oubliée, méritait le détour.
Scymone Alexandre. 16 Octobre 2005 " Théâtres & Toiles " (theatretoiles.net)
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