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LA MORT D'AKHENATON (Jean-Dominique Hamel) CREATION - THEATRE DU NORD-OUEST


Mise en scène et costumes de Nathalie HAMEL
Assisté par Bernard CALLAIS, lumières de Florence ENJALBERT
Avec
Elodie ALBERT (Ankhsenpaaton)
Aïda ASGARZADEH (Ankhsenpaaton)
Alix BENEZECH (Méritaton)
Bernard CALLAIS (Ayi)
Frédéric CHABOUD (Horemheb)
Gérard CHEYLUS (Ayab)
Sébastien COËNT (Garde)
Vincent GAILLARD (Ramsès)
Amélie MANET (Méritaton)
Rémi PRIN (Akhenaton)
Julien TESGUI (Mutbaal)
Geoffrey VIGIER (Smenkharé)
Jérémie WACH-CHASTEL (Smenkharé)


HENRY VIII (Shakespeare), adaptation et traduction de Jean-Dominique Hamel - THEATRE DU NORD-OUEST


Mise en scène : Nathalie Hamel, assistée de Bernard Callais et Renaud Soliveres
Chorégraphie : Renaud Soliveres, Costumes : Nathalie Hamel
Lumières : François-Eric Valentin
Avec
Philippe Ariotti (Cardinal Campeggio / Gardiner)
Clément Beauvoir (Capucius/Nicolas Vaux)
Alix Benezech (Anne Boleyn)
Jean-Luc Bouzid (Gentihomme)
Bernard Callais (Cardinal Wolsey)
Frédéric Chaboud (Thomas Cromwell) en alt.
Daniel Desmars (Gentilhomme)
Pauline Coffre (Dame dhonneur) en alt.
Clément de Mello (Suffolk)
Jean-François Fabe (Grand Chambellan/Griffith)
Charlotte Fabre (Patience)
Nathalie Hamel (Catherine dAragon)
Olivier Imbert (Thomas Lovell)
Xavier Laplume (Buckingham / Cranmer) en alt.
Bernard Maltère (Buckingham / Cranmer) en alt.
Pierre Maurice (Henry VIII)
Séverine Meunier (Dame dhonneur)en alt.
Renaud Soliveres (Norfolfk)
Tanguy Dorléans(Thomas Cromwell) en alt.
Jérémie Wach-Chastel (Surrey)


25 novembre 2007
Henry VIII, de Shakespeare
Adaptation: Jean-Dominique Hamel, mise en scène : Nathalie Hamel
Dans cette oeuvre à la trame plus linéaire que celle des autres pièces historiques de lauteur, trois personnages de haut rang perdent la vie et un quatrième manque de le faire. Tout cela dans lentourage dun monarque qui semble dabord rester étrangement au dessus de la mêlée et des intrigues de cour. Perspicace, mais prudent, quitte à se faire soupçonner dêtre insincère, Henry VIII se révèle petit à petit soucieux détablir son autorité, de la maintenir et de garantir lunité du royaume. Uni depuis vingt ans à Catherine dAragon, veuve de son frère aîné mort jeune, le monarque n en a pas de descendance mâle, ce qui le trouble . Sachant quil vient de tomber amoureux dAnne Boleyn à linsolente beauté, le Cardinal Wolsey figure de premier plan à la cour, entretient une correspondance secrète avec le Pape, qui semble prêt à décréter nul le mariage dHenry. Ambitieux , déloyal, Wolsey en outre est plus que cupide. Finalement confondu et disgracié par le roi qui vient de se proclamer chef spirituel dun royaume en rupture de ban avec Rome, il en mourra. Cranmer archevêque de Cantorbéry devenu le premier prélat dAngleterre, officialise le divorce royal et sera parrain dElizabeth qu Anne, couronnée, vient de mettre au monde . Entre temps Catherine est morte, après avoir pardonné à ceux qui ont ordonné sa séparation davec le roi pour raison dEtat. Il est ici constamment question de trahison ,de tragédies personnelles mais aussi de pitié, de charité, de destin et de Providence. La réconciliation se fera à la fin ; le peuple, témoin perplexe des agissements du monarque et de son entourage les a commentés et jugés souvent avec drôlerie. Traduite dans une langue à la cadence noble et régulière, la pièce est magistralement adaptée et condensée. La troupe homogène composée de comédiens aussi vibrants quémouvants évolue dans un espace réduit et un décor constitué dun minimum de meubles et daccessoires symboliques . Ils sont dix-huit se succédant à un rythme accéléré ; cela ressemble à un rituel entrecoupé de danses, de chants, de processions solennelles. Les lumières créent un espace de rêve et font resplendir les étoffes précieuses de costumes dépoque à la beauté voluptueuse. Face à un Wolsey (Bernard Callais) coincé, glacial ou insinuant Henry VIII (Pierre Maurice) est tour à tour très humain ou impérieux . La radieuse Anne Boleyn (Alix Benezech) reine qui na pas désiré l'être, a du piquant ; quant à Catherine, (Nathalie Hamel qui orchestre le tout) véhémente ou résignée, elle est particulièrement bouleversante.
Marie Ordinis
Théâtre du Nord-Ouest, jusquau 31 décembre, dates, horaires et réservations : 01 47 70 32 75


Tragédie de Shakespeare, adaptation de Jean-Dominique Hamel, mise en scène de Nathalie Hamel, avec Pierre Maurice, Nathalie Hamel, Bernard Callais, Bernard Maltère/Xavier Laplume, Philippe Ariotti, Jean-François Fabe, Alix Benezech, Séverine Meunier/Pauline Coffre, Charlotte Fabre, Renaud Soliveres, Clément de Mello, Jérémie Wach-Chastel, Clément Beauvoir, Daniel Desmars, Jean-Luc Bouzid, Frédéric Chaboud/Tanguy Dorléans et Olivier Imbert
"Henri VIII" de Shakespeare relate un épisode du règne du roi Henri VIII dont le nom est inscrit dans linconscient collectif comme le Barbe Bleue anglais. Henri VIII ou comment une nation devient protestante à cause dune romance sentimentale.
En effet, Henri VIII, marié depuis 20 ans à Catherine dAragon, qui a le tort dêtre plus âgée que lui et de ne pas lui avoir donné de fils, tombe amoureux dAnn Boleyn. Et pour convoler en justes noces, il demande en vain au Pape lannulation de son premier mariage.
Cet épisode quasi domestique emportera des conséquences politico-religieuses non négligeables puisquil initiera le schisme anglican.
Dans le cadre du cycle Shakespeare au Théâtre du Nord-Ouest, la Compagnie La Pléiade, qui puise dans le répertoire théâtral et poétique du 16ème siècle, propose de représenter cette pièce, qui ne figure pas au panthéon de ses pièces dites majeures, sous forme de fresque historique en costumes qui s'inscrit en rupture totale avec les représentations modernisantes de Shakespeare.
Alors que le roi batifole avec la jolie et ambitieuse Anne Boleyn dans une atmosphère de fêtes galantes (Pierre Maurice et Alix Benezech), la lutte politicienne bat son plein entre les hommes en rouge, cardinal et évêque interprétés par Bernard Callais et Philippe Ariotti.
Le spectacle met l'accent sur la noble et émouvante figure de Catherine d'Aragon (Nathalie Hamel), dont la droiture confine à la sainteté, suivant en cela le texte de Shakespeare qui en force le trait pour dresser un portrait en creux d'un tyran qui, à son époque, était présenté comme un prince sage.


Comédie dramatique de Jean-Dominique Hamel, mise en scène de Nathalie Hamel avec Elodie Albert (en alternance avec Aïda Asgarzadeh), Bernard Callais, Frédéric Chaboud, Gérard Cheylus, Sébastien Coënt, Sébastien Cron, Vincent Gaillard, Amélie Manet, Rémi Prin, Julien Tesgui, Geoffrey Vigier et Jérémie Wach-Chastel.
Avec "La mort dAkhenaton", Jean-Dominique Hamel, passionné d'égyptologie, a composé une pièce historique en alexandrins, dans le style des grandes tragédie classiques, pour proposer, à la lumière des récentes découvertes archéologiques, un des scénarios possibles de la mort du pharaon qui, notamment, imposa une religion détat monothéiste.
Il réussit la gageure décrire un texte passionnant, aussi bien pour les néophytes que pour les amateurs passionnés, dans un style aujourdhui abandonné mais qui prouve toujours son efficacité et sa pertinence au regard de certains thèmes, comme ici la raison d'Etat et la confusion de la religion et du pouvoir. Un texte à l'écriture intelligente, maîtrisée et contemporaine tout en respectant les règles du genre, qui s'écoute donc avec plaisir d'autant que sont évités les écueils du genre qu'étaient les longs monologues et les digressions philosophiques.
Dans la grande salle nue du Théâtre du Nord-Ouest, Nathalie Hamel anime les grandes figures légendaires, qui ornent les papyrus et peuplent limaginaire, silhouettes aux costumes éblouissants, qui revêtent un caractère parfois irréel sous les belles lumières de Florence Enjalbert, pour lever le voile sur les complots de palais.
Pour ce faire, elle a réuni à une troupe de jeunes comédiens prometteurs à la tête desquels Rémi Prin, qui donne à Akhenaton une stature d'archange mystique, entourés par deux comédiens chevronnés, Gérard Cheylus, en plénipotentiaire avisé, et Bernard Callais qui campe, avec maestria, le grand vizir assailli par le doute politique qui tient en ses mains le destin de l'Egypte.


La mort dAkhenaton, de Jean-Dominique Hamel
Mise en scène de Nathalie Hamel
Grand connaisseur et admirateur des écrivains français classiques, plus particulièrement des baroques , et fasciné par lhistoire de lEgypte ancienne, lauteur a eu un vrai coup de cœur pour le fameux roi Akhenaton. On croyait connaître une grande partie de son existence mais des travaux récents suggèrent quil fut un personnage plus étrange que sa légende ne le laissait imaginer. Pour entourer le monarque Jean-Dominique Hamel met en scène les membres de sa cour, sa famille et les généraux félons qui seront responsables de sa mort, ainsi que le grand Vizir qui permettra que sourdisse le complot visant à le supprimer. Ayant avoué son désir daller à la rencontre du peuple dIsraël dont la foi monothéiste lui paraît riche de vérités, aux yeux du Vizir il est devenu un danger pour le royaume et la religion officielle qui y régit tout. Porté au mysticisme, cet Akhenaton ressemble à certains de ces héritiers de dynastie qui considérèrent lhéritage de leurs ascendants comme un fardeau. Sa mission est une tâche au-dessus de ses forces sans une aide quon qualifierait aujourdhui de providentielle. Pressentant aussi que son destin est de disparaître jeune, il ne se précipite nullement au devant de la mort , mais lauteur lui prête une qualité digne de Polyeucte. Sans avoir sa dimension, il partage avec lui la faculté de se détacher très vite de ce monde. Une fois quil la quitté, il inspire du remords à ses meurtriers. En filigrane sinscrit la révélation de la grâce et du pardon accordés aux bourreaux, préfigurant une ère nouvelle. Ici la progression dramatique et les rebondissements multiples sassortissent de dialogues et dapartés où règnent une noblesse de sentiments et le souci dafficher une authentique grandeur. Ils y côtoient des tirades pour personnages à la noirceur mélodramatique. Lécriture très accessible respecte les règles et les cadences classiques, laissant peu de place la fantaisie et aux audaces langagières. La pièce se situe ainsi dans la tradition de ces « à la manière de » qui au collège obligeaient les jeunes gens à imiter le style des très grands auteurs et constituaient un exercice de base, véritable passage obligé auquel se sont certainement soumis Corneille, Hugo et plus tard De Gaulle. Dans un souci déviter ce qui pourrait distraire le spectateur de laction et de ses péripéties, le décor ne comporte que des sièges à lantique. Des costumes tous plus somptueux les uns que les autres dus à Nathalie Hamel qui signe la mise en scène, sont la seule concession faite à lexotisme. Une troupe dune douzaine de comédiens au jeu sobre se répartit les personnages majeurs ou de deuxième ordre et unidimensionnels qui peuplent cette œuvre au propos ambitieux mais dont bien des accents nous sont familiers .
Théâtre du Nord-Ouest, jusquen juin. Dates et réservations : 01 47 70 32 75
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